Trois pommes d’amour à croquer

On veut des pommes d’amour, on veut des pommes d’amour ! 

Voilà le cri de guerre de nos petiots après un après-midi au Musée des Arts Forains. Et comme on lit partout que c’est une recette facile, très facile, trop facile, on se dit : « pourquoi pas ? ça va leur faire tellement plaisir… » Et on se retrouve à faire du caramel un dimanche…

© On adore ça !

Et vous savez quoi ? Le caramel, c’est pas si facile… Ce n’est pas juste de l’eau et du sucre mélangés, non, non, non…C’est un savant dosage de température et de temps de cuisson. Heureux les possesseurs d’un thermomètre de cuisson : ils vont pouvoir atteindre facilement les bénis 145°C de la réussite ! Pour les autres mortels que nous sommes, il ne nous reste plus qu’à nous en remettre aux dieux du hasard et à nous dire qu’à défaut d’être parfaitement croquant, notre caramel sera parfaitement collant et quand ça colle aux dents, ça fait rire les enfants !

Mais la ruse ne s’arrête pas là : comme il nous faut aussi séduire les adultes, on ne va pas faire de simples pommes d’amour, on va faire une ribambelle de sortes de pommes d’amour. Pommes d’amour d’autrefois, coeurs de pommes d’amour, tomates cerises en pommes d’amour… Et ça, ça mérite des ohhhhh et des ahhhhhh !

© On adore ça !Marmitons en culottes courtes, vous allez aussi pouvoir nous aider. Le caramel c’est évidemment « ne pas toucher » vu le danger mais on a tout de même quelques idées pour vous faire participer. Tout d’abord, c’est ensemble que nous allons rassembler nos ingrédients : nos 4 belles pommes Pink Lady, nos 8 tomates cerises taille moyenne, notre citron, nos bâtonnets, nos 500 grammes de sucre, nos 6 cuillères à soupe d’eau minérale, notre soucoupe de sésame doré, notre colorant alimentaire, nos emporte-pièces en forme de coeur et l’indispensable tapis de silicone.

Maintenant à vous, marmitons, de laver les pommes et les tomates cerises fraîchement sorties du frigo ! Et on les sèche consciencieusement et on les équeute délicatement. Les petiots peuvent aussi embrocher doucement les tomates cerises et deux de nos pommes sur les bâtonnets en bois que l’on pourra découper à la taille qui nous plaît. Les plus grands peuvent même éplucher à l’économe nos deux pommes restantes avant que l’on s’amuse à y détailler des coeurs avec nos emporte-pièces. On n’oubliera pas de citronner nos coeurs de pomme pour qu’ils ne ternissent pas.

 Et voilà notre famille de brochettes toute taille et toute forme fin prête!

Adulte, c’est le moment d’assumer vos responsabilités et d’affronter la confection du caramel. On met sur feu moyen notre sucre, notre eau et 1 cuillère à soupe de jus de citron si on aime les pointes d’acidité. On respecte la règle d’or : il est interdit de remuer tant que le mélange sucré n’a pas coloré, interdit ! Une fois la coloration atteinte, on peut remuer pour faciliter une caramélisation homogène et quand le mélange est roux ( ni trop pale ni trop foncé), on retire du feu. On peut confirmer son intuition en s’aidant d’un bol avec de l’eau et des glaçons : on y verse quelques gouttes de notre beau caramel ambré et s’il fait de belles billes qui croquent sous la dent, on est béni aujourd’hui et on sort définitivement du feu notre victoire. On y ajoute le colorant alimentaire (enfin ça c’est si on veut car tout naturel, ça va on ne peut mieux) et on laisse refroidir (mais attention on n’attend pas trop longtemps car sinon le caramel va durcir et rester à vie dans le fond de la casserole) pour éviter par la suite la formation de bulles sur nos pommes caramélisées.

tomate-cerise-damour-on-adore-caDernière étape minutieuse : on trempe chacune de nos gourmandises dans notre caramel. Inutile d’en mettre des tonnes, bien au contraire et on tourne chaque brochette à l’horizontale pour éviter qu’un disgracieux excédent de caramel vienne ensuite se former à la base du fruit. Pour les brochettes-tomates, on pousse la perfection jusqu’à les tremper caramélisées dans du sésame : les grains vont s’y coller et ce sera du plus bel effet.

Surtout, oh oui surtout, on pose nos gourmandises sur le tapis de silicone pour pouvoir dans une demi-heure les décoller facilement et ne pas s’acharner ensuite à les décoller avec tout un tas d’objets tranchants. Surtout, ah oui surtout, on ne s’escrime pas à gratter la casserole de caramel : on se contente d’y rajouter de l’eau, de la porter à ébullition et à regarder le miracle s’opérer : le caramel se détache tout seul sans frotter…

Et maintenant dégustez sans trop tarder !