Mois : mars 2017

Admirer les fleurs sauvages en famille

Suis-je la seule à m’être réveillée un matin, la quarantaine passée, avec une furieuse envie de faire tout ce que je n’avais pas encore fait et qui me tenait à coeur ? Surement que « la crise du milieu de vie » en a frappé d’autres… Quoi qu’il en soit, me voilà donc ma quarantaine chevillée au coeur et des envies qui me turlupinent, qui me turlupinent… et au premier rang desquelles l’envie d’apprendre le nom des fleurs ! Incompréhensible ! Moi avant j’étais plutôt de ceux qui aimaient admirer les fleurs sauvages -enfin… quand j’en prenais le temps…- mais de là à prendre le temps d’apprendre leur nom… Et pourtant maintenant, je le veux, je le veux !

Je nous vois déjà partager le nom des fleurs sauvages en famille 🙂

Mes petiots me ressemblant, pour l’instant ils ne sont pas très calés en fleurs… et c’est encore mieux ! On va apprendre à reconnaître les fleurs sauvages ensemble, on va se faire des souvenirs de bonheur au milieu des fleurs <3  Alors quand j’entends à la radio que l’astrophysicien qui donne envie de tout apprendre, Hubert Reeves, vient de sortir un livre qui s’intitule  J’ai vu une fleur sauvage : je cours en librairie ! 

Apprendre le nom des fleurs sauvages aux enfants

Premier dimanche de printemps, mon Hubert Reeves sous le bras, les petiots et moi nous partons à la découverte des fleurs sauvages de notre jardin. On explore, on photographie, on cherche dans nos têtes quelques noms : 

« Mais maman, ça je sais ! C’est une marguerite !
– Ben non, mon trésor, les marguerites c’est grand et ces fleurs blanches elles sont toutes petites quand même… P…P… (je souffle un peu) 
– Pétunia ! 
– Pas vraiment (on va avoir du boulot !) Pa.. Pa… Pâque…
– Pâquerette ! 
– Bravo ! On tient notre premier nom de fleur sauvage ! Allez, on lit dans le livre tout ce que l’on peut savoir sur une pâquerette. »
… et on se dit qu’elle porte vraiment bien son surnom de « belle éternelle » car elle survit toutes les semaines à nos passages de tondeuse. On se met aussi au défi d’en mettre dans notre prochaine salade car la pâquerette est comestible et puis on joue à en effeuiller quelques-unes parce qu’on s’aime tous beaucoup, à la folie…

Bilan de notre premier dimanche de botaniste : on a reconnu 5 fleurs sauvages et on sait maintenant sûr de sûr 5 noms de fleurs ! 

Certaines ont été aussi faciles à reconnaître que la pâquerette et c’est bien en début d’apprentissage : ça motive !

le pissenlit et ses feuilles en dent-de-lion que l’on a dégusté le soir même en salade (un peu amer pour les petiots mais un délice pour les mamans et les lardons ! La prochaine fois on s’essaye à l’omelette aux boutons floraux de pissenlit : il paraît que c’est très bon !) et que l’on s’amusera à souffler la fin de la floraison venue,

la primevère et ses jolies fleurs jaunes, blanches, roses, grenat, mauve qui égayent notre gazon au tout début du printemps. 

Apprendre le nom des fleurs sauvages aux enfantsApprendre le nom des fleurs sauvages aux enfants
D’autres fleurs ne se sont pas données d’emblée : c’est normal, elles sont sauvages !
Mais comme on est fier quand on les a enfin reconnues ! Notre plus belle victoire de ce premier dimanche de botaniste, c’est  :

 la Véronique de Perse ! Qu’elle a été dure à trouver cette Véronique orientale ! Au vu des photos on ne l’imaginait pas si petite et pourtant cette fleurette bleue est aussi petite que mignonne avec ses deux antennes-yeux : une fois que les enfants l’ont repérée, ils adorent la contempler les yeux dans les yeux 🙂 

et la Chélidoine ! Si elle pousse très bien dans notre jardin cette grande fleur sauvage au feuillage touffu et aux petites fleurs jaunes, on ne savait pas son nom… C’est chose faite et on sait surtout son surnom : l’herbe aux verrues ! Le suc de sa tige pourrait nous rendre bien des services, à tester…

Apprendre le nom des fleurs sauvages aux enfantsApprendre le nom des fleurs sauvages aux enfants

Notre herbier familial de fleurs sauvages

Ce sera une de nos activités favorites des week-end de printemps : constituer notre propre herbier à nous ! On a déjà 5 fleurs à consigner et un premier modèle à vous montrer. Cette activité de printemps fera peut-être des émules chez d’autres familles amoureuses des fleurs sauvages 🙂 

Apprendre le nom des fleurs sauvages aux enfants

Sandra T.Dubreuil
On adore ça ! 

 Pour vous procurer le trésor J’ai vu une fleur sauvage de Hubert Reeves : rendez-vous chez votre libraire préféré ou notre partenaire Amazon en cliquant sur l’image ci-dessus (on ne résiste pas : on vous met aussi le lien vers un autre de ses trésors pour les petiots) 

 

Un autre herbier à découvrir et à compléter : L’Herbier du Petit Chaperon rouge à retrouver sur notre boutique en ligne
Un herbier pour enfants : celui du Petit Chaperon Rouge !

 

 

 

 

 

 

Pour savoir enfin pourquoi, un jour, on a envie d’apprendre le nom des fleurs : Hubert Reeves cite cet haïku japonais et il nous a ouvert les yeux : 
J’ai vu une fleur sauvage.
Quand j’ai su son nom, 
Je l’ai trouvée plus belle.

Publié dans apprendre, bouquiner, Sortir

Préparer un sirop maison avec des enfants

Au printemps, on a bien envie de se régaler d’une orangeade… Alors pourquoi ne pas apprendre à préparer un sirop maison avec les enfants ? Franchement n’hésitez plus  : c’est tellement meilleur et si facile ! 

Pour notre premier sirop maison, on a opté pour le « cordial de Saint-Clément »…

Double avantage de ce choix : un nom poétique qui fait plaisir à entendre et un sirop qui va plaire à toute la famille. Car le « cordial de Saint-Clément » est un sirop à l’orange amélioré et les agrumes savamment dosés, tout le monde adore ça ! 

Recette facile de sirop maison à faire avec des enfants

Evidemment dès l’annonce du projet du jour, « Aujourd’hui les enfants, on va préparer un « cordial de Saint-Clément ! « , on est assailli par les questions des petiots : « mais maman, c’est quoi un cordial ? » Pas de panique… en gros, les cordiaux et les sirops c’est pareil sauf que les cordiaux peuvent aussi être alcoolisés. Et puis cordial c’est si joli, ça sent la bienveillance, l’amour sincère de ceux qui ont préparé le sirop. Alors on opte pour le cordial ! 

Et maintenant préparation des ingrédients et des ustensiles. Et là encore rien de plus simple et de plus économique : 1kg de sucre cristallisé, 8 oranges, 6 citrons, une casserole, un tamis et 2 bouteilles préalablement stérilisées de 0,75l chacune. Avec si peu d’ingrédients, on obtient un 1,5 litre de sirop que l’on pourra conserver 3 semaines au frigo ! Joyeux et archi-rentable, non ? 

C’est parti pour la recette toute simple de notre sirop maison : 

Pressez les 8 oranges et les 6 citrons et récoltez-en le jus,

Râpez finement les peaux de 2 oranges et de 2 citrons pour en conserver le zeste,

Mettez le jus des oranges et des citrons et le zeste dans une casserole. Ajoutez-y le sucre et chauffez à feu doux jusqu’à ce que le sucre soit totalement dissous. Augmentez la chaleur. Retirez du feu juste avant l’ébullition et laissez bien refroidir. 

Tamisez au moyen d’un chinois que vous aurez préalablement tapissé d’une double épaisseur de mousseline si vous souhaitez filtrer au maximum (nous ne l’avons pas fait, quelques petits bouts de zeste ne nous gênaient pas. Au contraire, ça donne un peu de croquant 😉 ) et remplissez les bouteilles stérilisées jusqu’à 3mm du bord.

Allongez d’un volume d’eau glacée, plate ou gazeuse, en dosant selon vos goûts et conservez les bouteilles bien rebouchées au réfrigérateur jusqu’à la prochaine rasade !

Petit conseil malin pour conserver votre sirop maison plus longtemps : congelez du sirop dans des bacs à glaçons. Une fois que les glaçons sont solidifiés, transférez-les dans de plus grands sacs congélation et ressortez-les dès que nécessaire sachant qu’un glaçon permet de préparer environ 25cl de boisson. 

Sandra T.Dubreuil
On adore ça ! 

Publié dans se régaler

Les Culottées, la BD de Pénélope Bagieu qu’on adore

De janvier à octobre 2016, Pénélope Bagieu nous a tenu en haleine avec son blog Les Culottées  hébergé par le Monde. Chaque lundi on attendait avec impatience son portrait de femme, de celles qui ont marqué l’H(h)istoire, de celles qui ont brisé les tabous, de celles qui ont fait avancer l’homme. Des portraits d’audacieuses, de culottées malicieusement croquées par une illustratrice BD qui s’y connaît en matière de femmes, de culottes et d’humour.

Ces 30 portraits de femmes sont aujourd’hui mis en livre, en 2 tomes exactement et voilà une nouvelle qui nous réjouit !

Coup de coeur pour la BD, Les Culottées, de Pénélope Bagieu

On va pouvoir laisser traîner nos 2 BD partout dans la maison pour que notre ado tombe dessus et qu’il s’y plonge (parce qu’une BD il ne dit jamais non, notre ado). Clairement il va en apprendre des choses notre ado : autant que nous en avons apprises sur ces femmes de toutes les époques et de tous les pays qui ont une chose en commun : « ne faire que ce qu’elles veulent ».

Coup de coeur pour la BD, Les Culottées, de Pénélope BagieuVoilà une image de la femme qui nous plaît et qu’on a envie de partager avec notre ado ! …et avec notre petiote car c’est toute petite qu’on apprend le mieux que l’on est libre, que l’avenir nous appartient et que toutes les portes nous sont ouvertes et que si jamais elles ne le sont pas, on pourra les enfoncer, les défoncer au pire.

 

On pourra aussi prêter nos BD à notre moitié. La prochaine fois qu’il nous trouvera drôlement culottée il saura qu’en la matière, on aurait pu faire bien plus… On y pense d’ailleurs…

Sandra T.Dubreuil
On adore ça !

 

Pour vous procurer ces petits bijoux de féminisme : rendez-vous chez votre libraire préféré ou notre partenaire Amazon en cliquant sur les images ci-dessous :

Pour en savoir plus sur ces femmes culottées : ce n’est pas facile de savoir de qui vous parler tant j’ai eu de coups de cœur pour ces femmes mais bon quand même Clémentine Delait, « la femme à barbe », Leymah Gbowee, Annette Kellermann, Phulan Devi, Nellie Bly, Las Mariposas m’ont tourneboulée… Mention spéciale aussi au portrait de Tove Jansson qui m’a permis de découvrir Les Moumines avec ma petiote.

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Le Grand Méchant Renard, une BD 100% famille

Parfois le Père Noël fait vraiment bien les choses.

Parfois le Père Noël apporte une bande dessinée qui fait encore les beaux jours de la maisonnée au mois de mars. Comment est-ce possible ? C’est que cette BD est tellement bien et transgénérationnelle qu’elle passe de main en main, de papa à mamie en passant par grande sœur et petit frère. Je vous rassure maman n’est pas de reste non plus :  la preuve, je prends la plume pour vous en parler, c’est que j’ai lu et adoré.

Coup de coeur pour la BD de Benjamain Renner : Le Grand Méchant Renard

Prix BD Fnac, prix Jeunesse au festival d’Angoulême 2016 : Le Grand Méchant Renard  de Benjamin Renner a été récompensé par les petits et les grands. Normal : cette parodie du grand méchant loup version renard penaud est à se tordre de rire. 

Honorer sa réputation de prédateur redoutable quand on est un renard chétif, vous en conviendrez, ce n’est pas facile. Surtout quand on a affaire à des poules caractérielles et à un chien moqueur… Mais à défaut d’être redoutable notre renard est persévérant… et affamé !

Machiavel, le voilà ! Le renard famélique a un nouveau plan :

je vais voler des poussins,

je vais les élever,

je vais les effrayer,

je vais les dévorer !

Problème…. Notre renard est tout à coup saisi d’instinct maternel… Et les lecteurs de rire tant et plus !

Coup de coeur pour la BD de Benjamain Renner : Le Grand Méchant Renard

Sandra T. Dubreuil
On adore ça !

Pour vous procurer cette pépite de BD : rendez-vous chez votre libraire préféré ou notre partenaire Amazon en cliquant ici:
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